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Poulet au vin blanc, crème et moutarde en cocotte

Des morceaux de poulet dorent en cocotte avant de mijoter dans un peu de vin blanc et de bouillon. La crème et la moutarde s’ajoutent ensuite pour former une sauce souple, sans masquer le goût de la volaille. La cuisson se vérifie au cœur du morceau le plus épais, à distance de l’os. Le plat se sert chaud, avec une garniture simple capable de recevoir le jus.

Par La Cantine Française · Mise à jour le 29/10/2026

Type de plat : Plat principal · Cuisine : Cuisine familiale française

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Poulet au vin blanc, crème et moutarde en cocotte

Le poulet à la crème demande de construire la sauce en plusieurs temps. La coloration donne du goût, le vin décolle les sucs et le mijotage termine la cuisson de la viande. Ajouter la crème très tôt et faire bouillir fortement pendant toute la durée rend la sauce plus difficile à maîtriser. Cette version utilise quatre cuisses séparées en hauts de cuisse et pilons, de tailles proches. Le vin blanc sec fait partie de la recette ; une cuisson prolongée ne permet pas de promettre une absence totale d’alcool. Si cette contrainte compte pour votre table, choisissez la variante au bouillon dès le départ.

La fiche pratique

Poulet au vin blanc, crème et moutarde en cocotte

Préparation 25 minCuisson 75 minRepos 5 minTotal 105 min

Le calcul adapte les ingrédients, pas le moule, les fournées ni la cuisson. Arrondissez les pièces entières si nécessaire.

Ingrédients

Matériel

  • Cocotte avec couvercle
  • Pince
  • Spatule
  • Sonde alimentaire
  • Plat propre

Préparation pas à pas

  1. Épongez les morceaux avec du papier absorbant, sans rincer la volaille pour limiter les projections. Vérifiez qu’il ne reste pas de petits fragments d’os. Émincez les échalotes sur une planche propre, puis préparez le vin et le bouillon. Gardez les ustensiles ayant touché le poulet cru séparés de ceux qui serviront à la viande cuite, ou nettoyez-les soigneusement entre les usages.

  2. Chauffez l’huile dans une cocotte assez large et déposez les morceaux côté peau. Faites colorer à feu moyen à vif, environ 4 minutes sur cette face puis 2 minutes de l’autre. Procédez en deux fois si nécessaire. Réservez temporairement sur un plat destiné à la viande non encore cuite. Retirez une partie de la graisse rendue si elle est très abondante.

  3. Baissez le feu, ajoutez les échalotes et faites-les fondre environ 4 minutes. Versez le vin blanc et grattez doucement les sucs non brûlés au fond. Laissez frémir environ 3 minutes, puis ajoutez le bouillon, le laurier, le sel et le poivre. Mélangez pour répartir l’assaisonnement avant de replacer les morceaux de poulet dans la cocotte.

  4. Couvrez partiellement et laissez frémir doucement environ 30 à 40 minutes selon la taille des morceaux. Retournez une fois et vérifiez le liquide. Mesurez la température au cœur de la partie la plus épaisse, sans toucher l’os : elle doit atteindre 74 °C pour la volaille. Contrôlez plusieurs morceaux si leurs tailles diffèrent. Prolongez si nécessaire plutôt que de vous fier uniquement à une peau dorée.

  5. Retirez le laurier et réservez les morceaux cuits sur un plat propre. Faites réduire le jus quelques minutes s’il est trop abondant, puis ajoutez la crème. Laissez frémir doucement pour lier. Hors du feu, incorporez la moutarde, goûtez avec une cuillère propre et ajustez l’assaisonnement. Une moutarde très forte peut être ajoutée en deux fois pour garder la maîtrise de son intensité.

  6. Replacez la viande dans la sauce et réchauffez brièvement sans forte ébullition. Laissez reposer quelques minutes hors du feu, puis répartissez deux morceaux par personne selon leur taille. Nappez raisonnablement et présentez le reste de sauce à part. La peau aura perdu une partie de son croustillant pendant le mijotage, ce qui est normal pour cette cuisson en cocotte.

Choisir des morceaux adaptés au mijotage

Les hauts de cuisse et les pilons supportent bien une cuisson humide, mais leur taille change le temps nécessaire. Les 1,2 kg comprennent les os et la peau ; le poids net de chair est inférieur. Si vous utilisez uniquement des blancs, ne leur appliquez pas automatiquement la même durée : ils peuvent devenir secs plus vite. Pour une première réalisation, gardez les morceaux indiqués et mesurez plusieurs zones au besoin. La couleur près de l’os n’est pas un thermomètre fiable ; la température à cœur apporte un repère plus clair pour décider de la fin de cuisson.

Réduire le vin sans promettre zéro alcool

Quelques minutes de frémissement adoucissent et concentrent le vin, mais ne démontrent pas que tout l’alcool a disparu. La quantité résiduelle dépend de plusieurs paramètres, dont le temps, le récipient et le mélange. Pour une personne qui ne souhaite pas en consommer, remplacez dès le départ les 200 ml de vin par 200 ml de bouillon supplémentaire, puis goûtez la sauce avant d’assaisonner. Le profil sera moins acidulé. N’essayez pas de certifier une absence d’alcool simplement parce que le plat a mijoté ou qu’aucune odeur marquée ne subsiste.

Régler la sauce après cuisson de la viande

Le poulet peut rendre du jus, et une cocotte fermée évapore moins qu’une cuisson découverte. Le volume final varie donc. Retirez la viande avant une réduction importante pour ne pas la surcuire. La crème entière donne une sauce assez stable à frémissement doux ; une crème légère peut réagir différemment. La moutarde apporte déjà du sel et de l’acidité, d’où son ajout tardif et le contrôle au goût. Une sauce trop épaisse se détend avec un peu de bouillon chaud. Une sauce trop liquide se réduit doucement avant de remettre les morceaux.

Trois variantes mesurées

Pour une version à l’ancienne, remplacez les 35 g de moutarde de Dijon par 45 g de moutarde à l’ancienne. Pour une version aux champignons, faites revenir séparément 250 g de champignons de culture émincés jusqu’à évaporation de leur eau, puis ajoutez-les à la sauce. Pour une version à l’estragon, retirez le laurier et ajoutez 4 g d’estragon frais ciselé à la finition. Une seule variation à la fois garde le plat lisible. Ces adaptations ne changent pas l’obligation de cuire chaque morceau de poulet à cœur.

Conservation et réchauffage

Refroidissez rapidement les restes dans des contenants peu profonds et réfrigérez avant deux heures à température ambiante. Gardez à 4 °C ou moins et consommez sous deux jours par prudence. Ne laissez pas la cocotte entière refroidir toute la nuit sur la plaque arrêtée. Réchauffez seulement les portions nécessaires jusqu’à 74 °C au centre, en remuant la sauce et en protégeant le poulet du dessèchement. La crème peut se séparer légèrement après congélation ; si vous congelez, faites-le en portions froides et décongelez au réfrigérateur avant un réchauffage complet.

Sources pratiques : Ministère de l’Agriculture : hygiène en cuisine à domicileFoodSafety.gov : cuisson de la volailleUSDA : conservation des restes

Vos questions en cuisine

Peut-on supprimer la peau du poulet ?

Oui, avec une coloration et une sauce un peu différentes. La peau rend de la graisse et protège partiellement la chair pendant la première phase. Si vous la retirez, surveillez davantage l’adhérence et gardez une chaleur modérée. Ne compensez pas automatiquement par beaucoup d’huile. Le contrôle de cuisson à 74 °C reste identique pour les morceaux de volaille.

Pourquoi la sauce semble-t-elle acide ?

Le vin choisi, sa réduction et la moutarde influencent l’acidité. Faites réduire le vin avant d’ajouter le bouillon, puis incorporez la moutarde progressivement. Une grande quantité de sucre n’est pas une correction nécessaire dans cette recette. Pour une prochaine réalisation, choisissez un vin sec peu agressif ou la variante au bouillon, en acceptant un goût différent.

Peut-on préparer ce plat la veille ?

Oui, à condition de refroidir rapidement en contenants peu profonds et de conserver au réfrigérateur. Le lendemain, réchauffez complètement les morceaux et la sauce, sans longue attente tiède. La peau restera souple après mijotage et stockage. Anticiper le plat peut faciliter le repas, mais ne dispense pas de prévoir de la place au froid et du temps pour un vrai réchauffage.

Quelle garniture évite de compliquer le repas ?

Des pommes de terre vapeur, du riz ou des pâtes nature peuvent recevoir la sauce. Préparez-les séparément selon leurs indications et servez près de leur cuisson. Un légume simple peut compléter la table selon vos envies. Évitez d’ajouter un second plat très saucé si vous souhaitez conserver le goût de la moutarde et faciliter le service.

À garder sous la main

La recette pour plus tard.

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