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Pot-au-feu au bœuf, au porc et au poulet

Ce pot-au-feu réunit trois viandes ajoutées à des moments différents pour respecter leur temps d’attendrissement. Le bœuf commence seul, le porc le rejoint ensuite, puis le poulet et les légumes terminent dans le bouillon. Les pommes de terre cuisent à part pour garder un service plus net. Prévoyez plusieurs heures : la recette privilégie une cuisson douce et des contrôles de tendreté plutôt qu’un délai express.

Par La Cantine Française · Mise à jour le 29/10/2026

Type de plat : Plat principal · Cuisine : Cuisine familiale française

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Pot-au-feu au bœuf, au porc et au poulet

L’expression aux trois viandes ne désigne pas une composition unique. Cette version associe du bœuf à braiser, de l’épaule de porc fraîche et des cuisses de poulet, sans charcuterie salée ni os à moelle ajoutés. Chacune demande une surveillance propre : une viande peut être suffisamment chaude mais encore ferme, tandis qu’une autre se défait si elle reste trop longtemps. Une marmite de dix litres laisse de la place au bouillon et aux ajouts successifs. Les légumes sont coupés en gros morceaux pour supporter leur phase de cuisson, et les pommes de terre restent dans une casserole distincte afin de ne pas troubler excessivement le bouillon.

La fiche pratique

Pot-au-feu au bœuf, au porc et au poulet

Préparation 35 minCuisson 225 minRepos 0 minTotal 260 min

Le calcul adapte les ingrédients, pas le moule, les fournées ni la cuisson. Arrondissez les pièces entières si nécessaire.

Ingrédients

Matériel

  • Marmite de 10 litres
  • Casserole pour les pommes de terre
  • Écumoire
  • Pince
  • Thermomètre alimentaire
  • Planches séparées pour cru et cuit

Préparation pas à pas

  1. Posez le bœuf dans la marmite avec les trois litres d’eau, l’oignon pelé, le thym, le laurier, le poivre et environ la moitié du sel. Portez progressivement à frémissement et retirez l’écume avec un ustensile propre. Réduisez le feu pour garder de petites bulles régulières, sans gros bouillonnement. Laissez cuire environ une heure trente après la montée en température, avec un couvercle légèrement décalé si nécessaire.

  2. Sortez le porc du réfrigérateur au moment de l’ajout et déposez-le délicatement pour éviter les projections. Ramenez à frémissement puis poursuivez environ une heure. Vérifiez que les morceaux restent suffisamment couverts de liquide et complétez avec un peu d’eau chaude si l’évaporation l’exige. Utilisez une planche et des ustensiles réservés au cru pour la préparation, puis lavez-les avant de toucher les légumes propres ou les viandes cuites.

  3. Pendant cette phase, lavez soigneusement les poireaux entre les couches puis coupez en gros tronçons. Épluchez carottes et navets et taillez en morceaux comparables. Gardez le poulet au froid jusqu’à son ajout, sans le laver sous le robinet. Préparez une assiette et une pince propres pour le service futur. Les légumes doivent être assez gros pour rester lisibles après cuisson, sans conserver des morceaux de terre dans les replis.

  4. Ajoutez le poulet, les carottes, les navets et les poireaux. Ramenez au frémissement puis cuisez quarante à quarante-cinq minutes, en surveillant la tendreté. Avec une sonde propre, contrôlez au moins 74 °C dans les parties épaisses du poulet loin des os et dans les autres viandes, ainsi que le bouillon bien mélangé : tous ont partagé le jus de volaille crue. Prolongez si nécessaire ; la tendreté du bœuf et du porc demande également une cuisson longue.

  5. Pendant la dernière phase, mettez les pommes de terre dans leur casserole avec environ 1,5 litre d’eau et une partie du sel restant. Cuisez à frémissement environ vingt à vingt-cinq minutes selon la taille, jusqu’à une lame qui entre facilement. Égouttez puis gardez une courte attente au chaud. Cette séparation évite que l’amidon et les morceaux abîmés ne troublent davantage le bouillon principal pendant la cuisson longue des viandes.

  6. Vérifiez la tendreté de chaque viande et de chaque légume avant de couper le feu. Retirez un élément prêt s’il risque de se défaire pendant une prolongation nécessaire à un autre. Ôtez thym et laurier, goûtez le bouillon puis ajustez le sel. Servez les viandes découpées avec des ustensiles propres, les légumes, les pommes de terre et du bouillon. Le long frémissement ne dispense pas d’organiser rapidement le refroidissement des restes.

Trois viandes ne signifient pas trois temps identiques

Le paleron et l’épaule fraîche contiennent des tissus qui s’attendrissent progressivement, tandis que des cuisses de poulet peuvent se défaire après une attente excessive. Les ajouts successifs cherchent donc un point de service commun, sans promettre un résultat identique pour toute découpe. La taille des morceaux et l’âge des viandes interviennent aussi. Demandez au boucher des pièces adaptées à un mijotage et gardez les poids indiqués avec leurs os lorsqu’ils sont mentionnés. Une saucisse, un jarret demi-sel ou un reste de poulet rôti ne remplace pas directement une viande fraîche de cette recette ; leurs méthodes et leur sel changeraient l’ensemble.

Un frémissement donne un bouillon plus facile à servir

Une forte ébullition peut agiter les morceaux, fragmenter les légumes et disperser davantage de particules dans le bouillon. Gardez une petite activité régulière et écumez au début si vous souhaitez un jus plus net. La limpidité n’est toutefois pas un contrôle sanitaire : un bouillon clair peut avoir été mal conservé et un bouillon trouble peut être correctement cuit. Les mesures de température et l’hygiène restent les repères utiles. Ajoutez de l’eau chaude si le niveau baisse trop, puis laissez revenir au frémissement après chaque aliment froid. Ne gardez pas les viandes hors du réfrigérateur pendant les premières heures simplement pour préparer tous les ingrédients en même temps.

Trois variantes mesurées

Pour une note de céleri, ajoutez 150 g de branche de céleri lavée avec les derniers légumes et réduisez les poireaux à 250 g si vous voulez conserver un volume proche. Pour une garniture plus riche en navet, remplacez 200 g des carottes par 200 g de navets supplémentaires, sans changer les viandes. Pour une note de girofle, piquez l’oignon de deux clous de girofle et retirez-les avant service. Ces variantes concernent le bouillon et les légumes. Remplacer une viande par une charcuterie salée demanderait des instructions spécifiques et un ajustement important du sel, pas un simple échange au même poids.

Organiser le service et le matériel

Une marmite de dix litres permet de manipuler les aliments sans remplir jusqu’au bord. Si votre récipient est plus petit, réduisez les quantités ou utilisez deux récipients adaptés plutôt que de forcer le remplissage. Les pommes de terre séparées offrent une casserole disponible pour un élément plus rapide, mais demandent aussi une place sur les plaques. Préparez les plats de service pendant la dernière demi-heure. Servez le bouillon avec une louche propre et les viandes avec une pince différente des manipulations du cru. Une moutarde proposée à part peut convenir selon les convives, sans être nécessaire à la composition ni ajoutée automatiquement dans toute la marmite.

Refroidir un grand volume avec méthode

Les restes ne doivent pas refroidir toute une nuit dans une grosse marmite fermée. Sortez les viandes et les légumes avec des ustensiles propres, répartissez en petits contenants peu profonds et divisez le bouillon dans plusieurs récipients adaptés. Réfrigérez à 4 °C maximum avant deux heures depuis la fin de cuisson, service compris. Consommez de préférence le lendemain et sous deux jours si le froid a été respecté. Réchauffez les portions utiles jusqu’à 74 °C au centre, en remuant le bouillon pour répartir la chaleur. Une nouvelle ébullition ne récupère pas un plat dont le refroidissement ou le stockage aurait été douteux.

Sources pratiques : FoodSafety.gov — Températures des viandes, volaille et restesMinistère de l’Agriculture — Hygiène et refroidissement

Vos questions en cuisine

Peut-on mettre toutes les viandes dès le départ ?

Ce n’est pas recommandé pour le résultat recherché ici. Le poulet risquerait de se défaire pendant que le bœuf et le porc s’attendrissent encore. Les ajouts successifs permettent des textures plus cohérentes. Gardez les viandes non utilisées au réfrigérateur jusqu’au bon moment et ramenez le bouillon au frémissement après chaque ajout.

Pourquoi cuire les pommes de terre séparément ?

Leur cuisson est beaucoup plus courte que celle du bœuf et elles peuvent libérer de l’amidon ou se casser. Les préparer à part aide à garder des morceaux nets et un bouillon moins chargé. Elles restent servies avec le pot-au-feu. Ce choix facilite aussi le retrait d’une garniture prête sans manipuler toute la marmite.

Peut-on préparer le pot-au-feu la veille ?

Oui après une cuisson complète, avec un refroidissement rapide en petits volumes puis une conservation au réfrigérateur. Une grosse marmite tiède laissée plusieurs heures ne convient pas à cette anticipation. Réchauffez les éléments utiles jusqu’à 74 °C à cœur et gardez une durée totale courte, en tenant compte de la préparation initiale et non seulement du dernier service.

À garder sous la main

La recette pour plus tard.

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