Recettes de saison
Jarret de veau braisé au four avec carottes et oignons
Le jarret de veau se prête à une cuisson lente dans une cocotte couverte, avec un fond de bouillon et des légumes aromatiques. Cette version utilise des tranches épaisses avec os pour obtenir des portions faciles à servir. Une première coloration apporte du goût au jus, puis le four attendrit progressivement la viande. Le temps reste indicatif : la tendreté au centre guide la fin de cuisson.

Le jarret contient des tissus qui demandent du temps pour devenir fondants. Une cuisson rapide peut donner une viande cuite mais encore résistante ; prolonger doucement le braisage transforme davantage sa texture. Pour cette recette, demandez des tranches avec os d’environ 4 cm d’épaisseur, plutôt qu’un jarret entier dont la durée serait différente. Le liquide doit rester à mi-hauteur environ et frémir doucement, sans couvrir complètement les morceaux. Une cocotte qui ferme bien limite l’évaporation. Les carottes et l’oignon servent à la fois de garniture et de base au jus, sans exiger une longue liste d’ingrédients supplémentaires.
La fiche pratique
Jarret de veau braisé au four avec carottes et oignons
Ingrédients
Matériel
- Cocotte allant au four avec couvercle
- Four
- Pince
- Spatule
- Plat de service
Préparation pas à pas
Épongez les tranches avec du papier absorbant et vérifiez qu’il ne reste pas de petit fragment d’os détaché. Ne rincez pas la viande crue, afin de limiter les projections. Coupez les carottes en gros tronçons et les oignons en quartiers. Écrasez légèrement les gousses d’ail épluchées. Préchauffez le four à 160 °C et préparez une cocotte allant au four avec son couvercle.
Chauffez l’huile dans la cocotte sur feu moyen à vif. Salez et poivrez la viande, puis farinez-la légèrement avec les 20 g prévus en retirant l’excédent. Faites colorer environ 3 minutes par face, en deux fois si nécessaire. Réservez les tranches sur un plat propre destiné à la viande non encore cuite. Une coloration régulière suffit ; évitez de brûler les sucs.
Baissez le feu et ajoutez les oignons puis les carottes dans la cocotte. Remuez environ 5 minutes en décollant les sucs avec une spatule. Ajoutez l’ail et le concentré de tomate, puis mélangez une minute. Versez progressivement le bouillon en grattant le fond. Portez à léger frémissement pour homogénéiser le jus, sans laisser une couche de farine collée sous les légumes.
Replacez la viande avec le thym et le laurier. Le liquide doit atteindre environ la moitié de la hauteur des tranches ; adaptez légèrement avec de l’eau chaude selon la cocotte, sans les noyer. Couvrez et enfournez environ 2 heures 15 à 2 heures 45. Retournez délicatement à mi-cuisson et contrôlez le niveau de liquide. Ajoutez un peu d’eau chaude si le fond s’assèche.
Testez une partie charnue avec une fourchette : elle doit entrer facilement et les fibres commencer à se séparer sans effort. Si la viande résiste, poursuivez par séquences de 15 à 20 minutes, toujours avec du liquide. Retirez ensuite les morceaux avec précaution. Si le jus est trop fluide, faites-le réduire quelques minutes à découvert sur feu modéré avant de remettre la viande.
Laissez la viande reposer environ 10 minutes dans son jus chaud hors du feu. Retirez les branches de thym et la feuille de laurier. Goûtez la sauce avec une cuillère propre avant d’ajouter éventuellement du sel, car la réduction concentre l’assaisonnement. Servez une tranche par personne avec les carottes, l’oignon et une portion de jus, en signalant la présence de l’os central.
Le choix du morceau change le temps
Un jarret entier et des tranches ne cuisent pas de la même manière. Les quantités de cette recette correspondent à quatre tranches avec os, et non à 1,2 kg de chair nette. Demandez une épaisseur assez régulière pour éviter qu’un morceau se défasse pendant qu’un autre reste ferme. Un peu de tissu conjonctif est normal dans ce morceau et participe à sa texture après une longue cuisson. La température minimale de sécurité d’une pièce de veau entière constitue un repère distinct de la tendreté recherchée : le braisage se poursuit bien au-delà pour assouplir le jarret.
Maintenir un frémissement discret
Le four chauffe la cocotte de façon relativement régulière, mais son thermostat ne garantit pas la même intensité de bouillonnement dans tous les récipients. Si le liquide bout fortement, baissez légèrement la température. Une cocotte trop large laisse plus de surface à l’évaporation ; une cocotte très étroite oblige à empiler les tranches. Choisissez un format qui les accueille presque en une couche. Vérifiez le liquide en cours de cuisson sans ouvrir toutes les dix minutes. Le jus ne doit jamais disparaître au point de laisser brûler la farine et les légumes au fond.
Avoir une sauce courte plutôt qu’une soupe
Les 600 ml de bouillon sont un point de départ pour une cocotte adaptée, pas une quantité à maintenir coûte que coûte. La viande et les légumes rendent aussi de l’humidité. À la fin, retirez la viande avant de réduire le liquide : vous éviterez de la casser en remuant et de poursuivre inutilement sa cuisson. Une sauce légèrement nappante suffit. Il n’est pas nécessaire d’ajouter de la crème pour épaissir le jus. Si une couche de graisse importante apparaît en surface, retirez-en une partie avec une cuillère sans prélever tout le liquide parfumé.
Trois adaptations mesurées
Pour un parfum citronné, ajoutez le zeste fin d’un demi-citron lavé après cuisson, au moment du service. Pour une version aux champignons, faites revenir séparément 250 g de champignons de culture émincés jusqu’à évaporation de leur eau, puis ajoutez-les pendant les quinze dernières minutes. Pour une version avec céleri, remplacez 100 g de carottes par 100 g de céleri branche en gros morceaux. Ces variantes conservent le principe du braisage couvert ; elles ne justifient pas de raccourcir fortement le temps nécessaire à l’attendrissement de la viande.
Conservation du plat mijoté
Répartissez rapidement les restes dans des contenants peu profonds, avec un peu de jus pour protéger la viande du dessèchement. Réfrigérez avant deux heures à température ambiante et gardez à 4 °C ou moins. Consommez sous deux jours par prudence. Réchauffez doucement mais complètement, jusqu’à 74 °C au centre selon le repère USDA pour les restes. Pour une préparation la veille, ne laissez pas la cocotte entière refroidir lentement toute la nuit sur la cuisinière. La congélation en portions est possible ; décongelez au réfrigérateur et réchauffez la quantité nécessaire.
Vos questions en cuisine
Peut-on faire cette recette avec un jarret entier ?
Le principe du braisage convient, mais la durée, la taille de la cocotte et la quantité de liquide doivent être revues. Un jarret entier épais peut demander nettement plus de temps. Ne reprenez pas simplement les minutes indiquées ici. Faites préciser le poids et le format par votre boucher et contrôlez surtout la tendreté dans la partie la plus épaisse.
Pourquoi la viande est-elle encore dure après deux heures ?
La taille des morceaux, leur composition et l’intensité réelle de la cuisson font varier le résultat. Vérifiez qu’il reste du liquide et poursuivez doucement, à couvert, par séquences. Une cuisson plus forte n’est pas forcément plus efficace : elle peut dessécher la surface tout en faisant évaporer le jus. Le jarret demande surtout du temps et une humidité maîtrisée.
La farine est-elle indispensable ?
Elle aide à donner un peu de corps au jus et à colorer la surface, mais on peut préparer un braisage sans farine avec une sauce plus fluide. Si vous la supprimez, ne compensez pas automatiquement avec de la fécule crue au dernier moment. Réduisez d’abord le jus séparément et acceptez une texture différente, ou utilisez une méthode de liaison adaptée.
Quel accompagnement choisir ?
Une purée simple, des pommes de terre vapeur ou une polenta peuvent recevoir le jus. Les carottes sont déjà présentes, ce qui évite de multiplier les garnitures. Servez la sauce séparément si l’accompagnement est lui-même très crémeux. Adaptez les quantités au reste du menu et à l’appétit des convives, sans déduire une promesse nutritionnelle du seul choix de garniture.
À garder sous la main
La recette pour plus tard.
Télécharger la fiche PinterestEnregistrer sur Pinterest



