Macarons aux noisettes : recette facile et gourmande

Macarons aux noisettes : recette facile et gourmande

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Rédigé par Émilie

16 novembre 2025

Oubliez les vitrines des grandes pâtisseries parisiennes. Aujourd’hui, le chef, c’est vous. Le macaron, cette petite merveille de gourmandise, semble souvent inaccessible, réservé à des mains expertes. Pourtant, avec un peu de méthode et beaucoup d’amour, réaliser des macarons aux noisettes à la coque craquante et au cœur fondant est à votre portée. Ce n’est pas simplement une recette que nous vous proposons, mais un véritable cours de pâtisserie à domicile. Nous allons vous guider, pas à pas, pour démystifier chaque étape, du fameux macaronnage jusqu’à la cuisson parfaite. Laissez-vous envelopper par le parfum réconfortant de la noisette torréfiée et préparez-vous à épater vos convives, mais surtout, à vous faire plaisir. Car la plus belle des récompenses, c’est bien cette première bouchée : un nuage de douceur qui fond dans la bouche. Alors, prêt à enfiler votre tablier ?

60 minutes

15 minutes

moyen

€€

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

Étape 1

Commencez par la préparation des poudres, une étape cruciale pour obtenir des coques bien lisses. Dans un grand saladier, versez la poudre d’amandes, la poudre de noisettes et le sucre glace. Passez ce mélange au tamis au moins deux fois. Cette action, appelée le tamisage, permet d’éliminer les grumeaux et d’aérer les poudres pour un résultat d’une finesse incomparable. C’est le secret numéro un pour éviter une surface granuleuse sur vos macarons. Réservez ce mélange que les professionnels appellent le ‘tant-pour-tant’.

Étape 2

Passons maintenant à la meringue italienne, le cœur de notre recette. Elle garantit des coques solides et brillantes. Dans un petit bol, réhydratez les blancs d’œufs en poudre avec les 115 grammes d’eau, en fouettant légèrement. Séparez cette préparation en deux parts égales. Versez une moitié sur le mélange de poudres sans mélanger pour l’instant. Placez l’autre moitié dans la cuve de votre robot pâtissier.

Étape 3

Dans une petite casserole, versez le sucre semoule et les 50 grammes d’eau. Faites chauffer à feu moyen en surveillant la température avec votre thermomètre de cuisson. Pendant ce temps, commencez à fouetter les blancs d’œufs dans le robot à vitesse moyenne. Lorsque le sirop atteint 118°C précisément, retirez-le du feu et versez-le en un fin filet sur les blancs qui doivent être déjà mousseux, tout en continuant de fouetter à vitesse rapide. Continuez de battre jusqu’à ce que la meringue soit brillante, ferme et que la cuve du robot soit tiède au toucher. C’est ce qu’on appelle une meringue italienne : une meringue réalisée avec un sirop de sucre cuit, ce qui la rend très stable et idéale pour les macarons. Si vous le souhaitez, ajoutez la pointe de colorant à ce moment-là.

Étape 4

Le moment le plus délicat arrive : le macaronnage. Incorporez délicatement la meringue italienne refroidie au mélange de poudres et de blancs d’œufs non montés. À l’aide d’une maryse, mélangez en partant du centre vers les bords, en raclant bien le fond du saladier et en soulevant la masse. Le but est d’obtenir une pâte lisse, souple et brillante, qui forme un ‘ruban’ lorsqu’on la soulève. Attention à ne pas trop la travailler, au risque de la rendre trop liquide. C’est le geste technique du macaronnage : l’action de mélanger la meringue avec les poudres pour obtenir la consistance parfaite de l’appareil à macarons.

Étape 5

Préparez votre poche munie de la douille lisse. Remplissez-la avec l’appareil à macarons. Sur votre plaque recouverte du tapis de cuisson en silicone, dressez des petits dômes de pâte d’environ 3 à 4 centimètres de diamètre, en les espaçant suffisamment. Tenez la poche bien droite et appuyez de manière constante. Une fois la plaque remplie, tapotez-la fermement sur le plan de travail pour chasser les bulles d’air et lisser la surface des coques.

Étape 6

Laissez maintenant les coques ‘croûter’ à température ambiante pendant environ 30 à 60 minutes. Cette étape de croûtage est indispensable. Une fine pellicule va se former à la surface des macarons. Au toucher, votre doigt ne doit plus coller. C’est ce qui permettra à la fameuse ‘collerette’, le petit pied du macaron, de se développer à la cuisson. Préchauffez votre four à 150°C (thermostat 5) en mode chaleur tournante.

Étape 7

Enfournez pour 12 à 15 minutes. Le temps de cuisson peut varier selon votre four. Pour vérifier la cuisson, touchez délicatement le dessus d’une coque : elle ne doit plus bouger sur sa base. Une fois cuites, sortez la plaque du four et laissez les coques refroidir complètement avant de les décoller délicatement.

Étape 8

Pendant que les coques refroidissent, préparez la ganache à la noisette. Faites fondre le chocolat au lait au bain-marie ou au micro-ondes par tranches de 30 secondes. En parallèle, faites chauffer la crème liquide dans une petite casserole jusqu’à frémissement. Versez la crème chaude en trois fois sur le chocolat fondu, en mélangeant énergiquement avec une maryse pour créer une émulsion : un mélange lisse et homogène entre la matière grasse du chocolat et l’eau de la crème. Incorporez ensuite la pâte de noisettes. Laissez la ganache refroidir à température ambiante puis placez-la au réfrigérateur pour qu’elle prenne une consistance de pâte à tartiner.

Étape 9

L’heure de l’assemblage a sonné ! Mettez votre ganache dans une poche à douille. Déposez une belle noisette de ganache au centre d’une coque, puis recouvrez-la avec une deuxième coque en appuyant légèrement pour bien répartir la garniture. Répétez l’opération pour tous vos macarons.

Étape 10

La dernière étape est peut-être la plus difficile : la patience. Placez vos macarons assemblés dans une boîte hermétique au réfrigérateur et attendez au minimum 24 heures avant de les déguster. Cette période de maturation va permettre à l’humidité de la ganache de se diffuser dans les coques, leur donnant ce moelleux incomparable et exaltant tous les arômes. Sortez-les 20 minutes avant de les servir.

Émilie

Mon astuce de chef

Le secret d’une belle collerette réside dans un macaronnage parfait. Le mélange doit former un ruban lisse et brillant lorsqu’on le soulève avec la maryse. S’il est trop liquide, les coques s’étaleront ; s’il n’est pas assez travaillé, elles craqueront. Pour vérifier, tracez un trait dans la pâte avec la maryse : il doit se refermer doucement en une dizaine de secondes. Prenez votre temps, c’est un geste qui s’apprend et qui fait toute la différence.

L’accord parfait pour une pause douceur

Le macaron à la noisette, avec ses notes rondes et torréfiées, appelle une boisson qui saura sublimer sa gourmandise sans l’écraser. Pour un goûter réconfortant, un chocolat chaud maison, pas trop sucré et bien onctueux, sera un compagnon idéal. Les amateurs de caféine opteront pour un espresso italien bien serré, dont l’amertume contrastera délicieusement avec la douceur du macaron. Enfin, pour une simplicité enfantine et un accord tout en douceur, un grand verre de lait froid ou une boisson végétale à la noisette feront merveille.

Bien que souvent associé à Paris et à des maisons comme Ladurée qui l’ont popularisé au 20ème siècle sous sa forme actuelle, le macaron a des origines bien plus anciennes et lointaines. Son ancêtre serait né en Italie au Moyen Âge, sous le nom de maccherone. Il aurait traversé les Alpes au 16ème siècle, dans les bagages de Catherine de Médicis lors de son mariage avec le futur roi de France, Henri II. À l’époque, il ne s’agissait que d’un simple biscuit à base d’amandes, de sucre et de blancs d’œufs, sans garniture. Il faudra attendre le début du 20ème siècle pour que le pâtissier Pierre Desfontaines, petit-cousin de Louis Ernest Ladurée, ait l’idée géniale d’accoler deux coques et de les garnir d’une ganache. Le macaron parisien, tel que nous le connaissons et l’aimons, était né.

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Émilie

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