Embarquez pour un voyage sensoriel au cœur du Vietnam sans quitter votre cuisine. Le bo bun, ce plat emblématique de la street-food de Hanoï, est bien plus qu’une simple salade de vermicelles. C’est une symphonie de saveurs et de textures, un équilibre parfait entre le chaud et le froid, le croquant et le moelleux, l’acidulé et le sucré. Souvent perçu comme complexe, sa réalisation est en réalité à la portée de tous. Ce plat complet, sain et incroyablement savoureux est une véritable célébration pour les papilles. Nous vous proposons aujourd’hui une version au poulet, tendre et parfumée, qui vous transportera instantanément dans les rues animées du vieux quartier. Laissez-vous guider, pas à pas, pour maîtriser l’art de ce trésor de la gastronomie vietnamienne et épater vos convives avec un plat aussi beau que bon. Préparez vos baguettes, l’Asie s’invite à votre table.
30 minutes
20 minutes
moyen
€€
Ingrédients
Ustensiles
Préparation
Étape 1
Commençons par le cœur du plat : la sauce nuoc mam cham. Dans un bol, versez 20 centilitres d’eau tiède. Ajoutez le sucre en poudre et remuez énergiquement jusqu’à sa dissolution complète. Incorporez ensuite le vinaigre de riz, la sauce nuoc mam (sauce emblématique de la cuisine vietnamienne, obtenue par la fermentation de poissons dans du sel), l’ail en semoule et les flocons de piment. Goûtez et ajustez l’équilibre si nécessaire : elle doit être à la fois sucrée, salée et légèrement acide. Réservez cette sauce au frais, elle n’en sera que meilleure.
Étape 2
Pendant que la sauce infuse, occupons-nous du poulet. Dans un saladier, placez vos émincés de poulet. Versez la sauce soja, l’huile de sésame, la citronnelle en poudre et le gingembre en poudre. Mélangez bien avec vos mains ou une cuillère pour que chaque morceau de poulet soit parfaitement enrobé de cette marinade parfumée. Couvrez le saladier et laissez mariner au réfrigérateur pendant au moins 20 minutes.
Étape 3
Il est temps de préparer la base de notre bo bun. Portez un grand volume d’eau salée à ébullition dans une casserole. Plongez-y les vermicelles de riz et suivez les instructions de cuisson indiquées sur le paquet, généralement entre 3 et 5 minutes. Soyez vigilant, ils cuisent très vite. Une fois cuits, égouttez-les immédiatement et passez-les sous un filet d’eau froide pour stopper la cuisson et éviter qu’ils ne deviennent collants. Égouttez-les de nouveau très soigneusement et réservez.
Étape 4
Préparez ensuite les garnitures. Égouttez soigneusement les carottes râpées et les germes de soja. Si vous possédez un mortier, concassez grossièrement les cacahuètes grillées pour libérer leur arôme. Sinon, placez-les dans un sac de congélation et frappez-les doucement avec un rouleau à pâtisserie. Le but est d’obtenir des éclats, pas de la poudre. Réhydratez la menthe et la coriandre séchées en les plaçant quelques minutes dans un petit bol d’eau tiède, puis égouttez-les.
Étape 5
Passons à la cuisson. Faites chauffer l’huile de tournesol dans une poêle ou un wok à feu vif. Saisissez les émincés de poulet marinés et faites-les dorer sur toutes les faces pendant environ 5 à 7 minutes. Le poulet doit être bien cuit et légèrement caramélisé. Pendant ce temps, faites cuire vos nems selon votre méthode préférée : à la friteuse pour un maximum de croustillant, au four pour une version plus légère, ou à la poêle avec un peu d’huile. Une fois bien dorés, déposez-les sur du papier absorbant et coupez-les en deux ou trois tronçons.
Étape 6
Le moment le plus créatif est arrivé : le dressage. Munissez-vous de quatre grands bols profonds. Répartissez généreusement les vermicelles de riz froids au fond de chaque bol. Disposez ensuite harmonieusement les garnitures en créant des petits tas distincts : un tas de carottes, un tas de germes de soja. Ajoutez le poulet chaud au centre, puis déposez les morceaux de nems croustillants sur le côté. Le contraste des températures est essentiel à l’expérience du bo bun.
Étape 7
La touche finale ! Juste avant de servir, parsemez généreusement chaque bol de cacahuètes concassées, d’oignons frits pour le croquant, et des herbes réhydratées. Présentez les bols à table et versez la sauce nuoc mam cham sur chaque préparation au dernier moment, devant vos invités. Chacun pourra ainsi mélanger son bo bun à sa convenance. Bon voyage culinaire !
Mon astuce de chef
Le secret d’un bo bun réussi réside dans la qualité de sa sauce. N’hésitez pas à la préparer la veille. Les arômes auront ainsi le temps de se mélanger et de s’intensifier, pour un résultat encore plus profond et complexe en bouche. Conservez-la simplement dans un bocal hermétique au réfrigérateur.
Accords parfaits : que boire avec votre bo bun ?
Pour accompagner la fraîcheur et les saveurs complexes de ce plat, un vin blanc sec et aromatique est idéal. Optez pour un Riesling d’Alsace, dont les notes d’agrumes et la minéralité feront écho à l’acidité de la sauce. Un Sauvignon Blanc de la vallée de la Loire, avec ses arômes végétaux, fonctionnera également à merveille. Si vous préférez la bière, une lager blonde et légère d’inspiration asiatique, comme une Saigon ou une Tsingtao, sera parfaite. Pour une option sans alcool, un thé au jasmin glacé ou une infusion de citronnelle et de gingembre maison apportera une touche de fraîcheur bienvenue.
Contrairement à ce que son nom populaire en France suggère (bò signifiant bœuf), le plat que nous appelons communément « bo bun » s’inspire en réalité du Bún bò Nam Bộ, une spécialité du sud du Vietnam. Il incarne à la perfection la philosophie culinaire vietnamienne du ngũ vị, l’équilibre des cinq saveurs fondamentales : l’acide (vinaigre), l’amer (herbes), le salé (sauce nuoc mam), le piquant (piment) et le sucré (sucre). C’est un plat de partage, de convivialité, qui a su traverser les frontières pour devenir l’un des ambassadeurs les plus appréciés de la gastronomie du pays du dragon.
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