Au panthéon des volailles festives, le chapon occupe une place de choix, trônant fièrement sur les tables de fin d’année. Sa chair, d’une tendreté et d’un moelleux incomparables, est le fruit d’un élevage long et soigné. Souvent intimidant pour les cuisiniers amateurs, il se révèle pourtant d’une grande docilité en cuisine lorsqu’on le traite avec les égards qu’il mérite. Loin des rôtis monumentaux, nous vous proposons aujourd’hui une recette plus accessible mais tout aussi raffinée : le chapon à la crème et aux morilles. Un plat signature, crémeux et parfumé, qui transformera votre repas en un véritable moment de haute gastronomie. Laissez-vous guider, nous allons démystifier ce classique et vous donner toutes les clés pour le réussir à la perfection. Patience et bons produits seront vos meilleurs alliés pour un résultat qui marquera les esprits et les papilles.
30 minutes
2 heures 30 minutes
moyen
€€€
Ingrédients
Ustensiles
Préparation
Étape 1
Commencez par la réhydratation des morilles, une étape cruciale pour libérer tous leurs arômes. Placez les morilles séchées dans un grand bol et couvrez-les généreusement d’eau tiède. Laissez-les tremper pendant au moins trente minutes. Vous les verrez gonfler et reprendre vie. Une fois bien réhydratées, sortez-les délicatement de l’eau avec une écumoire et pressez-les légèrement pour enlever l’excédent d’eau. Surtout, ne jetez pas l’eau de trempage ! Elle est un trésor de saveurs. Filtrez-la très soigneusement à travers un filtre à café ou un linge fin pour éliminer toutes les impuretés et le sable éventuel, puis réservez-la.
Étape 2
Pendant que les champignons s’imbibent, préparez vos suprêmes de chapon. Sortez-les du réfrigérateur environ vingt minutes avant la cuisson pour qu’ils soient à température ambiante, ce qui assurera une cuisson plus uniforme. Séchez-les parfaitement avec du papier absorbant. Une peau bien sèche est le secret pour obtenir une belle coloration dorée. Salez et poivrez généreusement les deux faces de chaque suprême.
Étape 3
Dans une grande cocotte en fonte, faites chauffer l’huile d’olive et le beurre clarifié à feu moyen-vif. Lorsque la matière grasse est bien chaude, déposez délicatement les suprêmes de chapon côté peau vers le bas. Laissez-les dorer sans y toucher pendant environ cinq à sept minutes, jusqu’à ce que la peau soit croustillante et d’une belle couleur ambrée. Retournez-les ensuite et faites-les colorer une à deux minutes sur l’autre face. Cette étape, appelée la réaction de Maillard, permet de caraméliser les sucs en surface et de garder la viande juteuse à l’intérieur. Une fois bien dorés, retirez les suprêmes de la cocotte et réservez-les sur une assiette.
Étape 4
Baissez légèrement le feu et dans la même cocotte, ajoutez les échalotes déshydratées et l’ail en semoule. Remuez pendant une minute avec une cuillère en bois en grattant le fond de la cocotte pour récupérer tous les sucs de cuisson de la volaille. Attention à ne pas les brûler, cela donnerait un goût amer à votre sauce.
Étape 5
Il est temps de déglacer. Déglacer : verser un liquide, ici le vin, dans un récipient de cuisson encore chaud pour dissoudre les sucs caramélisés attachés au fond et ainsi enrichir la sauce. Versez le vin jaune dans la cocotte chaude. Portez à ébullition et laissez l’alcool s’évaporer pendant deux à trois minutes, en continuant de bien gratter le fond. Le parfum qui va s’en dégager est absolument divin.
Étape 6
Ajoutez ensuite le fond de volaille déshydraté et l’eau de trempage des morilles que vous aviez précieusement filtrée. Mélangez bien au fouet pour dissoudre le fond de volaille, puis incorporez la crème liquide entière. Ajoutez les morilles réhydratées, une pincée de noix de muscade, salez et poivrez avec modération. Vous pourrez toujours rectifier l’assaisonnement à la fin.
Étape 7
Portez la sauce à un léger frémissement, puis replacez les suprêmes de chapon dans la cocotte, côté peau vers le haut pour qu’elle reste croustillante. Baissez le feu au minimum, couvrez et laissez mijoter tout doucement pendant environ une heure trente à deux heures. La cuisson doit être lente et douce pour que la chair reste incroyablement tendre. Pour une cuisson parfaite, l’idéal est d’utiliser un thermomètre à sonde : piquez-le au cœur du suprême le plus épais. La cuisson est terminée lorsque la température atteint 68°C.
Étape 8
Une fois la cuisson terminée, retirez délicatement les suprêmes de la cocotte et gardez-les au chaud sous une feuille de papier aluminium. Goûtez la sauce et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire. Si vous la trouvez trop liquide, vous pouvez la faire réduire. Réduire : faire bouillir doucement une sauce à découvert pour en faire évaporer une partie de l’eau et ainsi concentrer ses saveurs et épaissir sa consistance. Laissez-la sur le feu quelques minutes jusqu’à obtenir la consistance nappante désirée. Votre plat est prêt à être servi.
{ « @context »: « http://schema.org », « @type »: « Recipe », « name »: « Chapon à la crème : recette festive et savoureuse », « image »: « https://lacantinefrancaise.fr/wp-content/uploads/2025/10/1761096688-chapon-a-la-creme-recette-festive-et-savoureuse.jpg« , « description »: « Au panthéon des volailles festives, le chapon occupe une place de choix, trônant fièrement sur les tables de fin d’année. Sa chair, d’une tendreté et d’un moelleux incomparables, est le fruit d’un élevage long et soigné. Souvent intimidant pour les cuisiniers amateurs, il se révèle pourtant d’une grande docilité en cuisine lorsqu’on le traite avec les égards qu’il mérite. Loin des rôtis monumentaux, nous vous proposons aujourd’hui une recette plus accessible mais tout aussi raffinée : le chapon à la crème et aux morilles. Un plat signature, crémeux et parfumé, qui transformera votre repas en un véritable moment de haute gastronomie. Laissez-vous guider, nous allons démystifier ce classique et vous donner toutes les clés pour le réussir à la perfection. Patience et bons produits seront vos meilleurs alliés pour un résultat qui marquera les esprits et les papilles. », « prepTime »: « PT30M », « cookTime »: « PT2M », « recipeYield »: 4, « recipeIngredient »: [ « 4 pièces suprêmes de chapon », « 30 grammes morilles séchées », « 15 centilitres vin jaune du Jura », « 40 centilitres crème liquide entière UHT », « 2 cuillères à soupe fond de volaille déshydraté », « 2 cuillères à soupe échalotes déshydratées », « 1 cuillère à café ail en semoule », « 50 grammes beurre clarifié (ghee) », « 2 cuillères à soupe huile d’olive vierge extra », « 1 pincée noix de muscade moulue », « à votre convenance sel fin », « à votre convenance poivre noir en grains » ], « recipeInstructions »: [ « Commencez par la réhydratation des morilles, une étape cruciale pour libérer tous leurs arômes. Placez les morilles séchées dans un grand bol et couvrez-les généreusement d’eau tiède. Laissez-les tremper pendant au moins trente minutes. Vous les verrez gonfler et reprendre vie. Une fois bien réhydratées, sortez-les délicatement de l’eau avec une écumoire et pressez-les légèrement pour enlever l’excédent d’eau. Surtout, ne jetez pas l’eau de trempage ! Elle est un trésor de saveurs. Filtrez-la très soigneusement à travers un filtre à café ou un linge fin pour éliminer toutes les impuretés et le sable éventuel, puis réservez-la. », « Pendant que les champignons s’imbibent, préparez vos suprêmes de chapon. Sortez-les du réfrigérateur environ vingt minutes avant la cuisson pour qu’ils soient à température ambiante, ce qui assurera une cuisson plus uniforme. Séchez-les parfaitement avec du papier absorbant. Une peau bien sèche est le secret pour obtenir une belle coloration dorée. Salez et poivrez généreusement les deux faces de chaque suprême. », « Dans une grande cocotte en fonte, faites chauffer l’huile d’olive et le beurre clarifié à feu moyen-vif. Lorsque la matière grasse est bien chaude, déposez délicatement les suprêmes de chapon côté peau vers le bas. Laissez-les dorer sans y toucher pendant environ cinq à sept minutes, jusqu’à ce que la peau soit croustillante et d’une belle couleur ambrée. Retournez-les ensuite et faites-les colorer une à deux minutes sur l’autre face. Cette étape, appelée la réaction de Maillard, permet de caraméliser les sucs en surface et de garder la viande juteuse à l’intérieur. Une fois bien dorés, retirez les suprêmes de la cocotte et réservez-les sur une assiette. », « Baissez légèrement le feu et dans la même cocotte, ajoutez les échalotes déshydratées et l’ail en semoule. Remuez pendant une minute avec une cuillère en bois en grattant le fond de la cocotte pour récupérer tous les sucs de cuisson de la volaille. Attention à ne pas les brûler, cela donnerait un goût amer à votre sauce. », « Il est temps de déglacer. Déglacer : verser un liquide, ici le vin, dans un récipient de cuisson encore chaud pour dissoudre les sucs caramélisés attachés au fond et ainsi enrichir la sauce. Versez le vin jaune dans la cocotte chaude. Portez à ébullition et laissez l’alcool s’évaporer pendant deux à trois minutes, en continuant de bien gratter le fond. Le parfum qui va s’en dégager est absolument divin. », « Ajoutez ensuite le fond de volaille déshydraté et l’eau de trempage des morilles que vous aviez précieusement filtrée. Mélangez bien au fouet pour dissoudre le fond de volaille, puis incorporez la crème liquide entière. Ajoutez les morilles réhydratées, une pincée de noix de muscade, salez et poivrez avec modération. Vous pourrez toujours rectifier l’assaisonnement à la fin. », « Portez la sauce à un léger frémissement, puis replacez les suprêmes de chapon dans la cocotte, côté peau vers le haut pour qu’elle reste croustillante. Baissez le feu au minimum, couvrez et laissez mijoter tout doucement pendant environ une heure trente à deux heures. La cuisson doit être lente et douce pour que la chair reste incroyablement tendre. Pour une cuisson parfaite, l’idéal est d’utiliser un thermomètre à sonde : piquez-le au cœur du suprême le plus épais. La cuisson est terminée lorsque la température atteint 68°C. », « Une fois la cuisson terminée, retirez délicatement les suprêmes de la cocotte et gardez-les au chaud sous une feuille de papier aluminium. Goûtez la sauce et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire. Si vous la trouvez trop liquide, vous pouvez la faire réduire. Réduire : faire bouillir doucement une sauce à découvert pour en faire évaporer une partie de l’eau et ainsi concentrer ses saveurs et épaissir sa consistance. Laissez-la sur le feu quelques minutes jusqu’à obtenir la consistance nappante désirée. Votre plat est prêt à être servi. » ], « aggregateRating »: { « @type »: « AggregateRating », « ratingValue »: « 4.9 », « reviewCount »: « 27 » } }Mon astuce de chef
Pour une sauce encore plus onctueuse et brillante, vous pouvez la ‘monter au beurre’. Juste avant de servir, hors du feu, incorporez une ou deux petites noix de beurre bien froid dans la sauce chaude en fouettant énergiquement. Le beurre va fondre et s’émulsionner avec la sauce, lui donnant une texture veloutée et un fini professionnel. Ne faites plus bouillir la sauce après cette étape.
Accords mets et vins
L’accord le plus évident et le plus spectaculaire est sans conteste un vin jaune du Jura, celui-là même qui entre dans la composition de la recette. Ses arômes puissants de noix, de curry et d’épices feront un écho magnifique à la sauce crémeuse et aux morilles. Un Château-Chalon sera également un choix d’exception. Si vous préférez un vin blanc plus classique, optez pour un grand vin de Bourgogne comme un Meursault ou un Puligny-Montrachet, dont la richesse et les notes beurrées s’harmoniseront parfaitement avec l’onctuosité du plat. Pour une option plus surprenante, un vin blanc de Savoie ample et minéral, comme une Roussette de Savoie, apportera une belle fraîcheur.
En savoir plus sur le chapon
Le chapon n’est pas une race de volaille, mais un jeune coq qui a été castré afin de développer une chair plus fine, plus grasse et surtout plus tendre. Cette pratique, qui remonte à l’Antiquité romaine, permet à l’animal de se développer plus lentement et d’accumuler de la graisse intramusculaire, ce qui lui confère ce moelleux si caractéristique. En France, le plus célèbre est le chapon de Bresse, seul à bénéficier d’une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) depuis 1957. Élevé en plein air pendant au moins huit mois, il est le symbole du repas de Noël par excellence, une volaille d’exception réservée aux grandes occasions.
- Pâtes au poulet crémeux : recette savoureuse et facile - 28 novembre 2025
- Recette Œufs Durs Farcis Thon Mayo : délice Facile - 28 novembre 2025
- Lasagnes saumon, épinards et chèvre : recette gourmande - 28 novembre 2025



