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Gigot d’agneau au four, ail et romarin

Un gigot d’agneau entier rôtit au four avec de l’ail, du romarin et un petit fond d’eau pour recueillir les sucs. La température au cœur de la partie la plus épaisse guide la fin de cuisson, puis un repos facilite la découpe. Cette recette donne les repères pour une pièce avec os, sans imposer un temps unique par kilogramme à tous les fours.

Par La Cantine Française · Mise à jour le 29/10/2026

Type de plat : Plat principal · Cuisine : Cuisine familiale française

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Gigot d’agneau au four, ail et romarin

La forme du gigot, la présence de l’os et la température de départ expliquent une partie des écarts entre les durées de cuisson. Une sonde est donc plus utile qu’un calcul de minutes appliqué sans contrôle. Pour six personnes, la pièce de 1,8 kg prévue ici offre des portions avec un peu de perte liée à l’os et au parage. L’ail reste en gousses autour de la viande plutôt que piqué profondément dans la chair. Le four est réglé à 180 °C en chaleur traditionnelle et la température minimale retenue est de 63 °C, suivie d’au moins trois minutes de repos.

La fiche pratique

Gigot d’agneau au four, ail et romarin

Préparation 15 minCuisson 80 minRepos 15 minTotal 110 min

Le calcul adapte les ingrédients, pas le moule, les fournées ni la cuisson. Arrondissez les pièces entières si nécessaire.

Ingrédients

Matériel

  • Four
  • Plat à rôtir
  • Thermomètre à sonde
  • Planche à découper propre
  • Couteau long
  • Maniques

Préparation pas à pas

  1. Préchauffez le four à 180 °C en chaleur traditionnelle. Sortez le gigot du réfrigérateur au moment de le préparer, sans le laisser plusieurs heures sur le plan de travail. Épongez la surface avec du papier à usage unique et retirez seulement les morceaux de gras détachés ou très épais si nécessaire. Gardez une fine couverture qui contribue au goût et protège une partie de la surface pendant le rôtissage.

  2. Badigeonnez la pièce d’huile puis répartissez le sel et le poivre. Posez dans le plat avec les gousses d’ail en chemise légèrement écrasées et le romarin. Versez les 200 ml d’eau au fond sans rincer l’assaisonnement du dessus. Ne faites pas de trous profonds pour enfoncer l’ail : cette version le parfume par les sucs du plat, sans multiplier les incisions dans la viande.

  3. Enfournez à mi-hauteur et prévoyez environ soixante-dix à quatre-vingts minutes comme première estimation, à ajuster selon la forme et la sonde. Après une trentaine de minutes, arrosez avec le jus du fond. Ajoutez un peu d’eau chaude si les sucs commencent à sécher ou noircir. Le fond doit colorer modérément, sans brûler, pour pouvoir être utilisé dans une sauce courte après la cuisson.

  4. Commencez les contrôles avant la fin du temps estimé. Introduisez la sonde dans la partie charnue la plus épaisse, sans toucher l’os ni le fond du plat. Vérifiez au moins 63 °C en plusieurs points pertinents pour ce morceau entier. Si vous souhaitez une chair plus cuite, poursuivez en surveillant. Une surface bien brune ou un jus rosé ne remplace pas la mesure au centre.

  5. Déposez le gigot sur une planche propre et couvrez lâchement pendant quinze minutes, dont au moins trois minutes après avoir atteint la température minimale. Pendant ce repos, retirez les branches de romarin et dégraissez le jus si nécessaire. Versez dans une casserole avec les gousses d’ail et faites bouillir quelques minutes. Vous pouvez écraser un peu de pulpe d’ail dans le jus, en retirant les peaux avant le service.

  6. Retirez la couverture et repérez la direction de l’os pour dégager des tranches régulières de viande. Utilisez un couteau long bien aiguisé et soutenez la pièce sans la comprimer. Servez avec un peu de jus et l’accompagnement déjà prêt. Ne réutilisez pas la planche ayant reçu le gigot cru sans lavage. Préparez rapidement les portions restantes pour le froid plutôt que de laisser la pièce entière attendre sur la table.

Un gigot entier ne cuit pas comme une épaule

Le gigot est une pièce différente d’une épaule destinée à une cuisson longue jusqu’à effilochage. Cette recette recherche des tranches de rôti, pas une viande confite qui se détache à la cuillère. Ne prolongez donc pas plusieurs heures sans adapter la méthode et le liquide. La partie proche de l’os et les zones épaisses peuvent chauffer à une vitesse différente des extrémités. Des mesures en plusieurs points permettent de mieux apprécier cette répartition. Si la pièce a été désossée, roulée ou farcie, les repères et les conditions changent : demandez une préparation correspondant à la recette choisie et ne transposez pas le temps seul.

Interpréter les degrés et le repos

Le repère de 63 °C suivi d’au moins trois minutes de repos correspond aux recommandations générales pour une pièce entière d’agneau. Il ne s’applique pas indistinctement à de l’agneau haché, à une farce ou à une préparation reconstituée. Les personnes sensibles doivent suivre les recommandations qui leur sont destinées, notamment sur une viande bien cuite à cœur. Le repos de quinze minutes facilite aussi la découpe, mais il ne doit pas être utilisé pour retirer la viande avant la température requise en espérant qu’elle y arrive. Vérifiez la sonde dans la chair, loin de l’os, puis choisissez une cuisson plus poussée si vos convives la préfèrent.

Trois variantes mesurées

Pour une note de thym, remplacez les 3 g de romarin par 3 g de thym frais. Pour une version moutardée, mélangez 20 g de moutarde douce à l’huile et réduisez le sel d’environ 2 g selon sa composition. Pour un jus plus citronné, ajoutez 15 ml de jus de citron dans la casserole après cuisson et faites bouillir brièvement avant de servir. Ces variantes gardent une pièce entière non farcie de même poids. Ajouter une farce ou enfermer le gigot dans une croûte ne constituerait pas une simple modification d’aromates et demanderait une autre méthode et d’autres contrôles.

Prévoir les garnitures sans masquer le rôti

Des pommes de terre rôties dans un autre plat, des haricots verts ou une purée conviennent au jus d’ail et de romarin. Cuire les pommes de terre à part évite qu’elles absorbent tout le liquide du plat avant que le gigot soit prêt. Si le four accueille deux plats, tenez compte de la circulation de chaleur et surveillez les cuissons séparément. Préparez les légumes pendant le rôtissage et terminez-les durant le repos de la viande. Une sauce très épaisse n’est pas nécessaire : un jus court, débarrassé des peaux d’ail et des branches, accompagne les tranches sans couvrir leur texture.

Refroidir les restes découpés

Ne placez pas un gros gigot entier encore chaud dans une boîte profonde en espérant un refroidissement rapide. Découpez la viande restante avec des ustensiles propres, répartissez dans de petits récipients et réfrigérez à 4 °C maximum avant deux heures depuis la fin de cuisson, repos et service compris. Consommez de préférence le lendemain et sous deux jours si la chaîne du froid a été respectée. Pour réchauffer, utilisez un peu de jus et contrôlez 74 °C au centre des portions. La chair sera plus cuite qu’au premier service : cette évolution est normale et ne justifie pas un réchauffage seulement tiède.

Sources pratiques : FoodSafety.gov — Cuisson des rôtis, agneauFoodSafety.gov — Températures minimales et reposMinistère de l’Agriculture — Hygiène et publics sensibles

Vos questions en cuisine

Combien de temps par kilogramme faut-il prévoir ?

Une règle par kilogramme donne seulement une approximation, car la forme, l’os et le four modifient la montée en température. Pour cette pièce de 1,8 kg, commencez les contrôles avant la fin des soixante-dix à quatre-vingts minutes envisagées. La sonde dans plusieurs zones épaisses reste le moyen de décider, avec le repos requis.

Faut-il piquer l’ail dans la viande ?

Ce n’est pas nécessaire dans cette version. Les gousses en chemise cuisent autour du gigot et parfument le jus, puis leur pulpe peut être partiellement écrasée dans la sauce. Des incisions profondes changeraient la préparation et peuvent faire s’écouler davantage de jus. Gardez un assaisonnement de surface et des gousses dans le plat.

Peut-on utiliser un gigot désossé ?

Oui avec une méthode adaptée à sa forme, mais ne conservez pas automatiquement le même temps. Un rôti désossé et roulé peut avoir un diamètre différent et des zones intérieures anciennement en surface. Demandez au boucher ses indications de préparation et vérifiez plusieurs points. Une pièce farcie nécessite en plus le contrôle propre à sa garniture.

À garder sous la main

La recette pour plus tard.

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