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Recettes de saison

Blanquette de veau aux carottes et aux champignons

Des morceaux de veau mijotent doucement dans un bouillon clair avant d’être réunis à une sauce liée au beurre, à la farine et à la crème. Carottes et champignons complètent cette blanquette pour six personnes. La recette ne demande pas de jaune d’œuf dans la liaison et explique comment garder une sauce souple, une viande tendre et une garniture qui ne se défait pas.

Par La Cantine Française · Mise à jour le 29/10/2026

Type de plat : Plat principal · Cuisine : Cuisine familiale française

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Blanquette de veau aux carottes et aux champignons

Une blanquette se prépare sans rechercher une forte coloration de la viande. Le bouillon sert ensuite à construire la sauce : son assaisonnement et sa propreté comptent donc dès le départ. Cette version utilise des morceaux de veau à mijoter de quatre centimètres environ, avec une cuisson douce prolongée jusqu’à tendreté. Les champignons sont cuits séparément pour contrôler l’eau qu’ils rendent. La liaison au roux et à la crème évite l’étape plus délicate d’un jaune ajouté en finition. Prévoyez une cocotte de quatre à cinq litres et un récipient pour recueillir le bouillon au moment de séparer provisoirement la viande et les légumes.

La fiche pratique

Blanquette de veau aux carottes et aux champignons

Préparation 30 minCuisson 115 minRepos 5 minTotal 150 min

Le calcul adapte les ingrédients, pas le moule, les fournées ni la cuisson. Arrondissez les pièces entières si nécessaire.

Ingrédients

Matériel

  • Cocotte de 4 à 5 litres
  • Poêle
  • Passoire
  • Grand récipient pour le bouillon
  • Fouet
  • Spatule

Préparation pas à pas

  1. Déposez les morceaux de veau dans la cocotte et couvrez d’eau froide. Portez à ébullition puis laissez bouillir cinq minutes en retirant les dépôts qui remontent. Égouttez et jetez cette première eau. Nettoyez la cocotte avant de poursuivre. Ce blanchiment donne une base plus claire, mais ne remplace pas la cuisson complète. Gardez les surfaces et les ustensiles ayant touché la viande crue séparés de ceux prévus pour le service.

  2. Épluchez les carottes et l’oignon, puis nettoyez le poireau entre ses feuilles. Coupez les carottes en tronçons épais et le poireau en gros morceaux. Remettez le veau dans la cocotte propre avec l’oignon, le poireau, le bouquet garni, les mille deux cents millilitres d’eau, le poivre et trois grammes de sel. Portez au frémissement puis baissez le feu. Le liquide doit couvrir les morceaux ; ajustez légèrement si la forme du récipient le demande.

  3. Couvrez et laissez cuire doucement une heure trente environ. Ajoutez les carottes après les quarante-cinq premières minutes. Vérifiez le niveau de liquide et la tendreté d’un morceau de veau dans sa partie épaisse. La fourchette doit entrer facilement et les fibres se séparer sans résistance ferme. Si nécessaire, poursuivez par séquences de quinze minutes, en retirant les carottes déjà tendres et en ajoutant un peu d’eau chaude si le bouillon baisse trop.

  4. Pendant la fin du mijotage, nettoyez les champignons et coupez-les en quartiers. Faites fondre les dix grammes de beurre dans une poêle, ajoutez les champignons et cuisez huit à dix minutes en remuant, jusqu’à ce que leur eau soit largement évaporée. Réservez. Retirez la viande et les carottes cuites de la cocotte puis filtrez le bouillon dans un grand récipient. Écartez le bouquet garni, l’oignon et le poireau de la sauce finale.

  5. Dans la cocotte vide, faites fondre les quarante grammes de beurre puis ajoutez la farine. Mélangez deux minutes à feu moyen sans laisser brunir. Versez progressivement environ huit cents millilitres de bouillon chaud en fouettant, puis laissez épaissir cinq minutes à petit frémissement. Ajoutez la crème et le jus de citron. Mélangez doucement. Gardez le reste du bouillon pour détendre la sauce si elle devient trop épaisse, plutôt que de tout verser d’emblée.

  6. Remettez le veau, les carottes et les champignons dans la sauce. Chauffez doucement quelques minutes jusqu’à ce que tous les éléments soient bien chauds, puis goûtez et utilisez les deux grammes de sel restants seulement si nécessaire. Laissez reposer cinq minutes hors du feu avant de servir. Le temps de cuisson indiqué inclut la mise en chauffe, le mijotage et la liaison ; il reste à ajuster si votre viande demande davantage de temps.

Choisir des morceaux pour une cuisson lente

Épaule, tendron ou morceaux vendus pour blanquette peuvent présenter des proportions différentes de gras et de tissu conjonctif. Demandez des cubes de taille proche afin de faciliter la cuisson, mais attendez-vous à vérifier plusieurs morceaux. Un morceau tendre destiné à une cuisson très rapide ne donnera pas automatiquement un meilleur mijoté. La lente transformation de la texture demande du temps à chaleur modérée, pas une ébullition forte. Retirez les gros excès de gras si nécessaire sans chercher à rendre chaque cube totalement maigre. La quantité annoncée correspond à la viande préparée à cuisiner ; un morceau avec os demanderait une autre estimation de rendement.

Garder une sauce claire et souple

Le roux cuit brièvement la farine dans le beurre et évite un goût de farine simplement délayée à la fin. Il ne doit pas brunir pour cette version claire. Incorporez le bouillon peu à peu en fouettant dans les angles, puis attendez le petit frémissement avant de juger la liaison. Une sauce très liquide à chaud peut encore épaissir pendant les minutes suivantes. Une sauce compacte se détend avec du bouillon conservé, par petites additions. Ajouter de la farine sèche directement dans la blanquette finie créerait facilement des grumeaux. La crème apporte une finition, mais ne remplace pas le travail préalable de liaison.

Doser l’acidité et le sel

Le jus de citron relève la sauce et équilibre la crème. Quinze millilitres pour la cocotte entière donnent un point de départ modéré ; ajoutez-les progressivement si vous utilisez un citron particulièrement vif. Le sel du bouillon se concentre lors de la cuisson et de la réduction, d’où l’assaisonnement final après liaison. Goûtez une petite cuillerée tiédie pour mieux juger. La recette n’utilise ni vin ni fond concentré, ce qui facilite le suivi de l’assaisonnement. Si vous ajoutez un bouillon du commerce lors d’un autre essai, il faudra réduire le sel prévu plutôt que cumuler automatiquement toutes les quantités.

Deux variantes chiffrées

Pour une garniture plus riche en champignons, passez de 300 à 450 g et gardez la cuisson séparée, avec les mêmes 10 g de beurre si votre poêle le permet. Prévoyez quelques minutes supplémentaires ou deux séries pour faire évaporer leur eau. Pour une version avec panais, remplacez 200 g des carottes par 200 g de panais en tronçons, ajoutés au même moment. Contrôlez leur tendreté avant la fin, car ils peuvent s’attendrir plus vite. Ces changements gardent la liaison sans œuf et le principe de bouillon clair. Ne remplacez pas le veau par la même quantité de volaille en conservant une heure trente de mijotage.

Accompagnement et organisation

Du riz nature ou des pommes de terre vapeur accompagnent la sauce. Pour six personnes, comptez par exemple 350 à 400 g de riz sec selon l’appétit, à cuire séparément suivant son emballage. Cette préparation n’est pas incluse dans les temps de la cocotte. Lancez l’accompagnement pendant la fin du mijotage, lorsque vous connaissez mieux la tendreté du veau. Préparez aussi le récipient destiné au bouillon avant de filtrer : verser une cocotte chaude sans place disponible sur le plan de travail complique inutilement la manipulation. Utilisez des protections sèches et un support stable pour garder viande et légumes à proximité pendant la liaison.

Refroidissement et réchauffage

Répartissez les restes en récipients peu profonds puis mettez-les rapidement au réfrigérateur, dans les deux heures, entre zéro et quatre degrés. Prévoyez de les manger le lendemain. La sauce épaissit au froid : ajoutez un peu de bouillon ou d’eau pendant un réchauffage doux, puis remuez sans défaire les morceaux. Assurez-vous que tout le plat est chaud à cœur, en visant 74 °C pour des restes réchauffés selon les recommandations USDA. La congélation en portions est possible après refroidissement correct, mais la sauce à la crème peut demander un mélange doux après décongélation au réfrigérateur. Réchauffez seulement ce qui sera consommé.

Sources pratiques : Températures minimales de cuisson et de réchauffage — FoodSafety.govCuisine à domicile : bons gestes d’hygiène — ministère de l’Agriculture

Vos questions en cuisine

Pourquoi le veau reste-t-il ferme après le temps prévu ?

La nature et la taille des morceaux peuvent demander davantage de cuisson. Vérifiez que le bouillon frémit doucement et que la viande reste entourée de liquide, puis prolongez par courtes séquences. Retirez les carottes déjà tendres pour ne pas les transformer en purée. Augmenter brutalement le feu ne remplace pas ce temps supplémentaire.

Peut-on préparer la blanquette sans champignons ?

Oui. Supprimez les trois cents grammes de champignons et les dix grammes de beurre qui leur sont réservés, sans changer la liaison principale. Le plat aura moins de garniture mais restera cohérent. Vous pouvez aussi utiliser la variante au panais pour diversifier les légumes, en contrôlant leur cuisson séparément de celle du veau.

Faut-il ajouter un jaune d’œuf dans la crème ?

Cette recette n’en demande pas. Le roux apporte déjà la liaison nécessaire et la crème donne la finition. Un jaune introduirait une étape différente, avec un contrôle de chaleur plus délicat. Pour garder une méthode simple et éviter une cuisson insuffisante d’un œuf ajouté au dernier moment, suivez la formule sans cet ingrédient.

À garder sous la main

La recette pour plus tard.

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