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Souris d’agneau en cocotte au four, ail et thym

Les souris d’agneau dorent en cocotte avant de cuire lentement au four avec des oignons, des carottes, de l’ail et du thym. Le couvercle retient assez d’humidité pour attendrir la viande, puis le jus peut être réduit séparément. Cette version sans vin donne quatre portions avec os. Les minutes restent un repère : une grosse souris peut demander davantage de temps pour se détacher facilement.

Par La Cantine Française · Mise à jour le 29/10/2026

Type de plat : Plat principal · Cuisine : Cuisine familiale française

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Souris d’agneau en cocotte au four, ail et thym

La souris est un morceau avec os qui bénéficie d’une cuisson longue et humide. Le fondant recherché ne se lit pas seulement à la coloration extérieure ni à la température minimale de sécurité : les tissus doivent aussi avoir eu le temps de s’attendrir. Préparez une cocotte dont le couvercle, les poignées et le volume conviennent au four. Les quatre pièces doivent tenir sans être écrasées les unes contre les autres, avec assez de liquide autour. Un peu de miel arrondit le jus sans former un glaçage très sucré. Le thym et l’ail parfument pendant la cuisson, tandis que les accompagnements éventuels se préparent à part.

La fiche pratique

Souris d’agneau en cocotte au four, ail et thym

Préparation 25 minCuisson 180 minRepos 10 minTotal 215 min

Le calcul adapte les ingrédients, pas le moule, les fournées ni la cuisson. Arrondissez les pièces entières si nécessaire.

Ingrédients

Matériel

  • Grande cocotte avec couvercle compatible four
  • Pince
  • Planche et couteau
  • Thermomètre de cuisine
  • Petite casserole facultative pour réduire le jus

Préparation pas à pas

  1. Préchauffez le four à 170 °C en chaleur statique. Épongez les souris puis salez et poivrez. Chauffez l’huile dans la cocotte sur le feu et faites colorer toutes les faces pendant environ dix minutes, en plusieurs fois si nécessaire. Réservez sur un plat propre. La saisie apporte du goût mais ne cuit pas complètement l’intérieur ; le traitement long au four suit immédiatement, sans laisser les pièces attendre hors froid pendant une autre préparation.

  2. Émincez les oignons, coupez les carottes en rondelles épaisses et pelez les gousses d’ail. Faites revenir oignons et carottes cinq minutes dans la cocotte, puis ajoutez l’ail. Versez une partie du bouillon pour décoller les sucs bruns, sans gratter de dépôt noir. Remettez les souris, ajoutez le reste de bouillon, le miel, le thym et le laurier. Portez doucement à frémissement, puis couvrez.

  3. Enfournez la cocotte couverte environ deux heures trente. Vérifiez de temps en temps que le liquide reste présent et retournez délicatement les souris à mi-cuisson. Une fourchette doit entrer facilement dans une partie charnue, et la viande commencer à se détacher de l’os sans effort important. Contrôlez également une cuisson suffisante au cœur, au minimum 63 °C pour ce morceau entier selon USDA, mais poursuivez pour la tendreté si nécessaire. L’os ne doit pas toucher la sonde.

  4. Sortez les souris sur un plat propre et gardez couvert pour un repos de dix minutes. Retirez thym et laurier. Si le jus est trop liquide, faites-le frémir à découvert quelques minutes, éventuellement dans une petite casserole, puis remettez les pièces pour les napper. Évitez une forte réduction qui concentrerait le sel. Les trois heures annoncées comprennent la saisie, la préparation du fond, le four et la finition, avec une variation possible selon les pièces.

Choisir un format qui tient dans la cocotte

Les souris se vendent avec leur os et leur poids brut ne correspond pas au poids de chair mangée. Quatre pièces de taille proche donnent un service simple, une par personne. Une pièce nettement plus grosse peut demander un contrôle séparé et davantage de temps. La cocotte doit laisser assez de place pour la circulation du liquide et le retournement. Si tout est fortement serré ou empilé, la cuisson devient moins régulière et les parties hors liquide peuvent sécher. Pour une quantité doublée, utilisez deux récipients plutôt que de remplir jusqu’au couvercle. Vérifiez les limites de température des poignées avant de placer au four ; le nom cocotte ne garantit pas à lui seul la compatibilité de tous les éléments.

Colorer sans brûler le fond

La saisie donne des faces brunes et des sucs utiles au jus. Une cocotte surchargée se refroidit et fait rendre de l’eau au lieu de colorer : travaillez en fournées. Le fond doit rester brun, pas noir. Une huile qui fume fortement ou des dépôts carbonisés annoncent un goût amer, que le miel ne corrigera pas. Réduisez la chaleur et adaptez avant de poursuivre. Les oignons et carottes entrent après retrait de la viande pour prendre une chaleur moins agressive. Le bouillon décolle les sucs et remet du liquide au fond, sans nécessité d’ajouter de vin dans cette version. Gardez la source de chaleur stable pendant ces manipulations.

Humidité et cuisson douce au four

Le couvercle limite l’évaporation, mais le joint réel et la largeur du récipient influencent la quantité restante. Vérifiez sans ouvrir toutes les dix minutes : un contrôle à mi-cuisson puis vers la fin suffit souvent pour une cocotte adaptée. Si le fond sèche trop, ajoutez un peu de bouillon chaud et couvrez de nouveau. La chaleur du four entoure la cocotte plus régulièrement qu’une petite flamme sous un grand fond. Les 170 °C sont un réglage de four, pas une température interne de viande. Ne cherchez pas à réduire le temps en montant fortement, car les bords peuvent durcir avant que la structure du morceau soit devenue fondante.

Tendreté et température donnent deux informations

Le repère de sécurité USDA pour un morceau entier d’agneau est de 63 °C suivi d’au moins trois minutes de repos. Une souris braisée a généralement besoin d’une cuisson bien plus longue pour la texture recherchée. Atteindre ce minimum ne signifie donc pas qu’elle est déjà fondante. La fourchette vérifie la résistance de la chair, tandis que la sonde vérifie une température interne. Les deux contrôles ne doivent pas être confondus. Une coloration brune dehors n’indique pas ce qui se passe au centre. Lors du repos, posez sur un plat propre distinct de celui du cru et évitez une attente prolongée simplement pour maintenir l’apparence du service.

Deux variantes avec un parfum mesuré

Pour une note citronnée, ajoutez un large ruban de zeste de citron lavé avec les aromates puis retirez-le avant de servir, sans partie blanche épaisse. Pour une version moins douce, supprimez les quinze grammes de miel et gardez le reste identique. Le jus sera plus sec en goût, sans changer le besoin de liquide et de temps. Une variante au romarin peut remplacer le thym, mais commencez par une seule petite branche plutôt que de cumuler beaucoup d’herbes puissantes. Les légumes d’accompagnement comme une purée ou une semoule sont des préparations distinctes, dont les temps et ingrédients ne sont pas compris dans cette fiche.

Conservation et organisation des repas

Le plat peut être préparé pour le lendemain si les morceaux et le jus sont refroidis rapidement en contenants peu profonds. Réfrigérez dans les deux heures à 4 °C maximum, puis privilégiez une consommation dans les deux jours. Réchauffez seulement les portions nécessaires jusqu’à 74 °C au centre selon FoodSafety.gov, avec assez de jus pour limiter le dessèchement. Une congélation en portions après refroidissement rapide est possible, mais les os prennent de la place et exigent un emballage solide. Décongelez au réfrigérateur avant réchauffage. Une grande cocotte laissée toute une nuit dehors n’est pas une méthode de maturation des saveurs et ne doit pas être conservée pour plusieurs repas.

Sources pratiques : USDA FSIS : morceaux entiers d’agneau et reposFoodSafety.gov : température des restesMinistère de l’Agriculture : hygiène et refroidissement

Vos questions en cuisine

Pourquoi la viande reste-t-elle attachée à l’os ?

La pièce peut demander davantage de temps d’attendrissement, même si elle est déjà chaude au centre. Vérifiez le liquide et poursuivez doucement couvert. Ne confondez pas le minimum sanitaire avec la texture d’un braisé. Une température plus forte ne garantit pas un meilleur résultat et peut surtout assécher les parties exposées.

Peut-on cuire seulement sur la plaque ?

Oui avec une cocotte adaptée et un feu assez doux pour maintenir de petits frémissements, mais il faut surveiller davantage le fond et l’évaporation. La méthode principale utilise le four pour une chaleur entourante. Ne gardez pas automatiquement chaque minute sans vérifier le niveau de jus et la tendreté réelle des morceaux.

Faut-il mixer les légumes dans le jus ?

Ce n’est pas nécessaire. Les carottes et les oignons peuvent rester visibles et accompagner la viande. Mixer donne une sauce plus épaisse et change la présentation. Si vous le choisissez, retirez d’abord les aromates et les os éventuels, puis travaillez prudemment le liquide chaud avec un matériel compatible.

À garder sous la main

La recette pour plus tard.

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